À PROPOS

Imaginons-nous franchir la porte d'un boudoir. Ressentir le bien-être procuré par cette atmosphère feutrée, propice aux confidences intimes et pourtant tout en pudeur. Ouvrir grand les yeux comme pour mieux s'en imprégner et savourer, simplement, sans attentes... Ralentir. Car si ralentir semble aujourd'hui un luxe, c'est pourtant la promesse de fragiles instants de grâce au sein d'une vie en perpétuel mouvement. Partager, le temps d'un instant, quelques mots jetés à la volée. Les miens, mais aussi les vôtres.

A propos

Moi, Marion, 34 ans.

Si "La Poudre et La Plume" est le dernier né de mes projets, j'ai consacré ces trois dernières années à vous présenter sur mon précédent blogzine "Et si deux mains" des portraits de femmes inspirantes.

Des femmes qui utilisaient leurs mains comme instrument de travail, pour créer ou pour guérir. Des femmes qui, lasses de rêver leur vie, l'ont saisie à pleines mains pour vivre (de) leur(s) rêve(s).

Des femmes qui portent en elles le Monde, un Monde où des savoir-faire parfois ancestraux sont perpétués et valorisés. Où nous ne nous sentons pas le besoin de nous entourer d'une infinité d'objets... Mais où chacun d'eux sont choisis avec soin et honorés pour les valeurs qu'ils portent et leur unicité.

Un Monde où la simplicité et l'authenticité, loin d'être qualifiées de retour en arrière, sont érigées au rang de véritable art de vivre.

Comme elles, j'espérais secrètement porter en moi le Monde, un jour, ne serait-ce qu'un peu. Car comme elles, je caressais déjà très jeune le rêve d'un jour créer de mes mains. Et, grâce à elles, je sens aujourd'hui s'ouvrir en moi cet espace à créer.

Créer, oui, mais quelle matière ? Je n'ai jamais ressenti, comme les femmes talentueuses que j'ai côtoyées ces dernières années, cet appel de la matière. Ou plutôt, je n'avais pas encore compris que ma matière n'était pas de celles que l'on peut palper.

Ma matière, ce sont les mots.

Les mots qui chantent, les mots qui dansent...

Ou les mots soufflés tendrement à l’oreille d’un être aimé. Ceux que l’on murmure sur le ton de la confidence, ceux qui peinent à franchir notre bouche comme ceux qui, le cœur léger, ne demandent qu’à voler au vent, pour que tout le monde les entende. Les mots comme reflets de nos émotions les plus intimes.

Oui, les mots ont un immense pouvoir. Un seul peut suffire à semer le chaos, comme un seul peut transcender toute une vie. Et que dire de ceux écrits non pas à deux, mais à quatre mains ? En prenant ma plume ces trois dernières années, j’ai donné sans attendre en retour… Et reçu bien plus que ce que j’avais donné sans attendre.

Et, entre les lignes, un métier s’est esquissé : l’art thérapie, métier que je suis en train d’apprivoiser, portée par mon désir de donner à mon tour ce que j’ai tant reçu.

❝ Les mots sont les passants mystérieux de l'âme. ❞

Victor Hugo

« La Poudre et La Plume » est d'abord un clin d’œil discret à l'ouvrage « La poudre et le fard » de Catherine Lanoë, découvert alors que je prenais ma plume pour vous conter la belle marque Mademoiselle Saint Germain.

Par extension, la poudre m'évoque la féminité, quand la plume fait référence à mon amour pour l'écriture.

Et, au-delà de cette première intention, il y a mon attrait pour les matières brutes et les textures, celles-là même auxquelles j'ai dédié mes mots pendant trois ans.

Le toucher doux et velouté d'une plume, la finesse et la légèreté de la poudre qui file entre nos mains pourtant bien fermées. L’infinité de couleurs qu'elles nous offrent, de la pureté du blanc à l'extraordinaire intensité d'un rouge profond…

La plume et la poudre, l'air et la terre, la liberté et l'ancrage.

Âme sauvage et sensible, la tête dans les étoiles et les pieds sur Terre, j'oscille chaque jour entre mon jardin intérieur, fait d'histoires à rêver, et des considérations ô combien terrestres.

Entre le rêve et le réel,

La Poudre et La Plume concrétise mon désir de transmission.

C’est un appel à honorer la beauté dans ce qu’elle a de plus simple en revenant à la Terre, à nos terres. Une plume qui se dépose devant nos yeux, nos pieds qui foulent le sol… Mais aussi le rire cristallin d’un enfant, la tendresse d’un regard échangé, la caresse du soleil sur notre peau, les reflets d’une mer d’huile, le silence paisible offert par une balade en forêt. La beauté est partout pour qui sait la voir, il nous suffit simplement d’ouvrir notre regard et de saisir ces mains tendues.

Car ouvrir notre regard, c’est répondre à cet appel qui consiste à nourrir notre lien au vivant dans sa dimension la plus sacrée, en ressentant ce qui se vit en nous, les émotions qui nous traversent et nous habitent… Et en explorant ce qui se vit autour de nous. En restaurant un lien harmonieux avec nous-mêmes et les autres êtres vivants qui peuplent le Monde. En s’inspirant de sagesses ancestrales, en puisant dans les enseignements que nous offrent le peuple animal et le règne végétal et minéral.

❝ L'humilité consiste aussi à reconnaître que n'importe quelle créature dans l'Univers est susceptible de nous enseigner ce que nous ignorons.❞

Djalâl ad-Dîn Rûmî

Désireuse d’ouvrir une parenthèse littéraire, je vous propose une transmission sous forme de contes et nouvelles. J’affectionne ce format, car il offre de nous laisser porter par les mots, sans autre ambition que celle de nous accorder une pause et qui sait, de sentir naître en nous une pointe d'émotion. Une parenthèse littéraire vouée à repoétiser le Monde, un peu, du bout des doigts, quand celui-ci semble désenchanté...

Imaginons-nous franchir la porte d'un boudoir. Ressentir le bien-être procuré par cette atmosphère feutrée, propice aux confidences intimes et pourtant tout en pudeur. Ouvrir grand les yeux comme pour mieux s'en imprégner et savourer, simplement, sans attentes... Ralentir.

Car si ralentir semble aujourd'hui un luxe, c'est pourtant la promesse de fragiles instants de grâce au sein d'une vie en perpétuel mouvement.

Partager, le temps d'un instant, quelques mots jetés à la volée. Mes mots... Mais aussi les vôtres. Car écrire est un acte d'amour. Écrire, c'est faire don de soi, dans toute sa vulnérabilité, avec ses parts d'ombre et sa lumière.

Et quel plus bel acte d'amour que celui d'écrire, non pas à deux mains, mais ensemble ? Car les mots qui prennent vie sous ma plume ne sont jamais que le reflet que ma propre vérité, parfois changeante... Et que votre vérité est tout aussi précieuse que la mienne.

En ce sens, « La Poudre et La Plume » est une parenthèse littéraire qui se veut co-créée, née de mes mots et des vôtres, de vos mains et des miennes. C’est pourquoi je vous partagerai, de temps à autre, les visions d’autres femmes et hommes désireux comme moi de nourrir ce lien précieux au vivant en nous offrant leur parole nue, qu’ils soient artisans, auteurs, guérisseurs…

Remerciements

"La Poudre et La Plume" est certes le dernier né des projets que je porte, mais il est bien difficile de donner naissance seule... Et si aujourd'hui mes mots reposent dans leur parfait écrin, c'est grâce à l'aide de femmes de talent qui m'entourent de leurs bras enveloppants. Marine, créatrice du Studio Haïku, leur a offert l'enveloppe que je leur rêvais en ressentant comme toujours avec justesse mes envies et besoins. C'est en effet de ses mains qu'est né le design de "La Poudre et La Plume".

Laura Ancèle, illustratrice aux mains d'or pour laquelle j'ai eu un réel coup de cœur, a accepté que quelques-unes de ses illustrations sensibles et vivantes accompagnent mes mots sur l'Art, sur l'art-thérapie, contribuant ainsi à leur offrir le parfait écrin. A ces femmes qui me devinent et me portent, merci, merci infiniment : si aujourd'hui "La Poudre et La Plume" est mon boudoir, ma parenthèse littéraire, c'est aussi grâce à vous...