À PROPOS

Imaginons-nous franchir la porte d'un boudoir. Ressentir le bien-être procuré par cette atmosphère feutrée, propice aux confidences intimes et pourtant tout en pudeur. Ouvrir grand les yeux comme pour mieux s'en imprégner et savourer, simplement, sans attentes... Ralentir. Car si ralentir semble aujourd'hui un luxe, c'est pourtant la promesse de fragiles instants de grâce au sein d'une vie en perpétuel mouvement. Partager, le temps d'un instant, quelques mots jetés à la volée. Les miens, mais aussi les vôtres.

A propos

Âme sauvage et sensible, la tête dans les étoiles et les pieds sur Terre, j’oscille chaque jour entre mes terres intérieures, faites d’histoires à rêver, et mes terres d’accueil, celles où je hasarde un pied.

Marion, elle vivrait d’amour et d’eau fraîche.” J’avais 18 ans quand un ancien m’a murmuré ces mots. Lors de cette chaude soirée d’été en mes terres corréziennes, mes terres de naissance, je me souviens avoir alors oscillé entre l'émerveillement de me sentir vue telle que j'étais à l'intérieur et un douloureux déchirement, tant ce ressenti me semblait inaccessible. Et, si cet ancien est parti depuis, ses mots, eux, sont restés bien présents, prégnants, au plus profond de moi : ils portent en eux une manière d'être en lien au Monde, de le regarder et de l'habiter, qui m'est chère. De revenir à la simplicité : front contre terre, se recueillir pour unir nos battements ; se laisser envelopper par la chaleur réconfortante d'une cheminée, ressentir notre propre feu intérieur tout au creux du ventre ; s’élancer, porté(e) par les vents, dans une danse légère, pieds nus dans un cours d’eau. Marcher, rêver, aimer… Tout est déjà là, par la Vie qui pulse dans nos veines.

La beauté dans notre Art de vivre en lien. Non, je ne vis pas (que) d'amour et d'eau fraîche. Pourtant, ces quelques mots sont le reflet de mes propres terres, et du lien simple et naturel qui m'unit à elles. Et, en me laissant chaque jour un peu plus porter par la rivière, ce ressenti est de plus en plus vivant en moi. Car il en faut, de l'eau, pour laver tout ce qui entrave nos mouvements et retient nos pas. Et il en faut, de l'amour, pour se regarder en face et descendre tout au creux de nous, dans nos continents immergés, là où on ne voit plus les étoiles. Pour ensuite remonter à la surface et panser, une à une, les fêlures encore à vif sur notre peau. Mais, chaque jour où l'on fait ce pas vers soi, les eaux sont un peu plus vives et l'amour un peu plus fort. Des pas, il y en a eu, depuis que j’ai choisi d’écouter les murmures de mon cœur. Sur ce chemin, l’un des plus grands qui m’aient été donnés de faire, suivre l’élan lancinant, presque viscéral, qui me poussait à renouer avec mes racines.

Racines terrestres, en marchant sur les terres foulées par mes ancêtres ; autant que spirituelles, en renouant avec les sagesses anciennes des peuples celtes. Mue par ce désir profond, c’est ainsi que j’ai poussé la porte de l’OBOD (Ordre des Bardes, Ovates et Druides) il y a un peu plus d’un an. Emprunter cette voie druidique est pour moi un chemin qui naît dans l’espace du cœur, et qui transforme et mallée jusque dans le creux du ventre. Un chemin de patience, d’humilité et d’amour ; un regard qui s’éveille pour s’ouvrir encore un peu plus grand sur le Monde comme sur nos mondes intérieurs ; une métamorphose qui semble ne jamais finir, de cycles en cycles, et de mues en mues. Une voix.e intérieure qui, pourtant, transpire et ruisselle chaque jour, dans la Parole et le Geste, d’un cœur grand ouvert à un autre. Dans cette métamorphose infinie, les mots qui viennent s’inscrire en tendres caresses ont toujours accompagné mon existence. Mots qui prennent racine et grandissent au creux du ventre avant d’être portés au Monde, le cœur au bord des lèvres et l’amour à fleur de peau.

De ces années passées à les apprivoiser entre deux souffles, une évidence est née : offrir au Monde les mots infusés, maturés, envolés depuis nos mondes intérieurs pour remettre notre cœur entre les mains de l’autre. Ce que je fais avec joie depuis plusieurs années via “La Poudre et la Plume”, que j’ai souhaité voir fleurir, dans la lignée de ma propre éclosion. Ce qui n’était à l’origine qu’un journal voué à conter des histoires à rêver s’offre donc depuis mars 2021 en atelier créatif voué à écrire des histoires faites main, les vôtres, pour vous accompagner à porter au Monde votre histoire. J’ai également la joie d’ouvrir des espaces de transmission auprès d’autres femmes désireuses d’insuffler un souffle de vie, un regain d’humanité, un regard nouveau bercé par des sagesses anciennes. Ainsi, en 2021, je portais aux côtés de Séverine Perron des Voies Libres, histoires vraies et vécues, sur le site "Nées de la Terre". Et, depuis peu, je suis honorée de déposer des mots au sein du "Nymbathe Journal", magazine ésotérique voué à éveiller aux cultures ancestrales.

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