À PROPOS

Imaginons-nous franchir la porte d'un boudoir. Ressentir le bien-être procuré par cette atmosphère feutrée, propice aux confidences intimes et pourtant tout en pudeur. Ouvrir grand les yeux comme pour mieux s'en imprégner et savourer, simplement, sans attentes... Ralentir. Car si ralentir semble aujourd'hui un luxe, c'est pourtant la promesse de fragiles instants de grâce au sein d'une vie en perpétuel mouvement. Partager, le temps d'un instant, quelques mots jetés à la volée. Les miens, mais aussi les vôtres.

Esprit Nomade Atelier

En 2018, Justine et sa famille quittent leur Suisse natale pour arpenter le bout du Monde. Lors de ce voyage en terres lointaines, ils apprivoisent l'art de la vie nomade, avec pour seuls bagages ceux qu'ils peuvent porter et leur regard émerveillé. Là-bas, ils découvrent ce que signifie cueillir l'instant. De retour sur ses terres, Justine souhaite retranscrire les émotions qui l'ont habitée durant cette année hors du temps. Et quoi de mieux pour cela que faire appel à nos sens ? Via ESPRIT NOMADE ATELIER, elle nous invite à un voyage tant olfactif que contemplatif. Un choix du cœur pour celle qui, avant de se découvrir un attrait pour les senteurs, voue une véritable passion à la photographie :

Justine en un souvenir...

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été éprise de photographie. En cherchant dans ma mémoire, mon premier souvenir remonte à une photographie découverte au gré d'une flânerie dans un Musée d'Art : "Le baiser de l'Hôtel de Ville", signé Robert Doisneau. Je me rappelle avoir été fascinée par la profondeur de l'histoire derrière la simplicité apparente de cette photographie. Par l'émotion pure qui en émanait et la manière dont le photographe retranscrivait cette émotion. En remontant encore plus loin, mon papa faisait beaucoup de photographie. C'est probablement de lui que je tiens cette passion.

Plus tard, je passais des heures dans le labo photo de mon école. J'adorais l'atmosphère silencieuse et calfeutrée du lieu, ses effluves caractéristiques. Et, surtout, j'aimais voir les photographies prendre vie sous mes mains en apparaissant doucement sur le papier. Je consacrais beaucoup de temps au développement de mes propres photos, baignée dans cette ambiance invitant à prendre le temps. Car c'est aussi cela dont il s'agit :

Un certain éloge de la lenteur qui m'est cher aujourd'hui encore. Quand je prends une photo, le temps s'arrête durant quelques secondes, tout se voile autour de moi. C'est une passion qui vit et vivra en moi tant que mes yeux se poseront sur le Monde, Monde que la photographie m'offre de regarder et d'exprimer autrement. Au fil des années, j'ai passé des milliers d'heures à me balader en forêt, photographiant les feuilles, la mousse de chêne, les couleurs d'automne...

Puis, passée la lisière des bois, j'ai peu à peu emporté mon appareil partout où me menaient mes pas : les ports de pêche italiens, les fenêtres et les portes dénichées au détour de venelles, les objets compagnons qui me sont chers... Comme pour retenir du bout des doigts une scène, un moment, un sentiment. Une poésie de l'instant, si simple semble-t-elle, car elle fait naître en moi une émotion, laquelle est l'essence même de mon lien à la création. L'émotion est mon seuil, elle est à la fois mon guide et mon chemin.

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